lundi 27 septembre 2010

Ma participation à "Ils ont décidé de ne plus travailler"

Mon commentaire à un article des Inrocks titré : "ils ont décidé de ne plus travailler"



J'ai moi même connu cette pression sociale et m'a relation conjugale longue de 6 ans, n'a tenu qu'un an dans ce contexte. Ce qu’un certain nombre de personnes ne peuvent pas comprendre, et ce qui est souvent mal expliqué (inexistant ici) c'est la nuance entre le travail salarié (présenté comme le seul garant de la "valeur travail") et l'activité d'un individu, rémunéré ou non, activité qui peut faire office de valeur comme participation à la démarche d'une société sans forcement participer à son économie en terme de production de richesse liquides. Sans parler d'un autre rôle envisageable lorsque l'on sort de ce genre de schéma normatif, celui dont il est fait mention dans ce fil de commentaire, le rôle d'observateur, et de critique, ce "regard apaisé" indispensable à toute démocratie et qui ne peut se faire pleinement que libéré des préoccupations matérielles de base dont le travail salarié est souvent la réponse. Cela pose aussi la question de la dépendance, situation qui a tendance à être connoté négativement de nos jours, et qui pourtant est extrêmement positive. Je considère en effet que pouvoir compter sur des proches ou indirectement sur la solidarité mise en place institutionnellement dans notre pays, est une grande chance, dépendant financièrement tout en sachant que l'on est prêt a entretenir à son tour et à sa manière, cela permet de s'ouvrir au plaisir gratuit, qui n'ont pas de valeur monétaire, de les redécouvrir, de les partager avec les autres tout en s'éloignant de la frénésie de consommation basée sur le principe erronée que tout s'achète et tout se vend, que tout a un prix : écouter un ami, danser, rire, suspendre le temps et regarder le monde.
Durant mes deux années sans activités rémunérés, mais d'activités non rémunérés, les personnes qui m'entretenaient ne le faisaient pas pour me voir rentrer à terme dans la norme, mais tout simplement parce qu’elles tenaient à moi (je parle d'humanité) sans rien attendre en retour. J'étais dépendant et offrait au même instant mes compétences diverses à qui les demandais sans jamais avoir pensé un seul instant à réclamé de l'argent pour mon travail qui n'en valait pas forcement d'ailleurs. Et pour moi c'était une bonne chose. L’idée de dépendance implique qu’on n’est rien seul et donc que l’on n’est pas seul, qu’on ne peut se passer d’autrui et qu’il est indispensable de partager et de collaborer, l’évidence de l’autre qui est le révélateur de l’humanité qui est en nous.


2 commentaires:

Greg a dit…

Quelques bonnes idées notamment sur "le rôle d'observateur, et de critique, ce "regard apaisé" indispensable à toute démocratie" ainsi que sur la solidarité mais tout cela reste quand même beaucoup trop angélique.

Le premier cité dans l'article des Inrocks vit de l'aide sociale (RSA + aide de la CAF), ce qui en fait un poids pour la société. Dans une période économique favorable, on pourrait à la rigueur tolérer cette oisiveté à condition que ceux qui en bénéficient aient un impact positif quelconque sur la société (ce fameux rôle d'observateur apaisé, même si il reste difficile d'évaluer cet impact).
Mais dans la conjoncture économique actuelle et au vu de l'état des finances publiques, la société ne peut se permettre d'entretenir de tels comportements.D'autant plus qu'ils constituent de beaux exemples pour convaincre le Français moyen que les acquis sociaux ne sont rien d'autres qu'une prime à la paresse et qu'il est donc nécessaire de revenir dessus...

Mutuelle famille a dit…

info interessant, merci :)

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