jeudi 10 septembre 2009

Nuit Blanche



Le café industriel, les croissants, les petits-déjeuners composés, continentaux, autant d'essences qui me parviennent au travers de ma fenêtre ouverte, ces odeurs que j'imagine plus que je ne les sens réellement sont celles que l'on retrouve communément dans un aéroport, dans un avion, l'omelette et son emballage ont le même goût, le même que le bacon et les raisins durs et froids, un goût chimique de conservation, une odeur de poivre acide, trop sec qui a imprégné à la réchauffe, et la dureté des plats froids qui ont congelé dans un compartiment à 10000 mètres d'altitude ou suite aux variations de pression, le café du mac do ou du starbucks, on pourrait presque sentir l'odeur des produits d'entretiens. Par moment quelques parfums de corps viennent briser cette mélodie aseptisé pour peu à peu s'y mêler et entrer dans sa composition. Une présence se fait sentir, les vibrations des ailes de quelques insectes sont en jeux, peu à peu une faune locale se constitue et vient habiter ma pièce. La lumière, la vraie, physique mais artificielle attire à elle, car c'est sa nature, toute forme de vie légère alentours. Je ne suis plus seul. Le temps paraît stoppé, Il me semble qu'il fait nuit depuis des siècles et que cela n'est pas près de changer avant autant de temps. Puis, l'horizon s'élargit, la ville se réveille et porte à mon oreille son bourdonnement caractéristique, le ballet des avions reprend son court d'abord, plus fréquents à mesure que l'aube se dessine sur les fenêtres de ma pièce, puis les bruits des moteurs, les trains qui passent, l'autoroute, les lignes électriques, les travaux de chantiers, grue, pelleteuse, marteau piqueur, un vrombissement sourd qui vient remplacer progressivement celui plus discret de la vie nocturne. Des bruits de machines, mais aucune voix, la ville se réveille mais c'est une ville de machine, on croirait qu'aucun homme ne la compose sinon des machines humaines peut être, des machines humaines qui œuvrent muettes, les gazouillis des oiseaux de chairs ont précédé ceux des oiseaux de fer. Tout le monde s'active, invisible, et moi je fini mon voyage quotidien, le sommeil ne se fait pas sentir, mais une certaine lassitude, une saturation mentale, j'en ai trop vu hier et trop pensé cette nuit. Je ne peux plus rien alors je ferme les yeux en attendant que le marchand de sable passe, ce matin, il finira par moi.


3 commentaires:

Philippe a dit…

j'aime bien te lire en t'écoutant en même temps, l'effet est comme renforcé...

Philippe a dit…

voilà je t'ai remis en lien, j'avais perdu ça en changeant mon template, passe une bonne soirée et désolé de ce com hors sujet

Rahanhulk a dit…

Merci, effectivement j'ai pu lire sur ton blog que tu avais eu certains petits problèmes.

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