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jeudi 2 juillet 2009

Liberté, égalité, précarité. Depêchez-vous


Plus que quelques heures minutes pour regarder cet excellent reportage sur Arte+7 de Marita Neher. Elle avait fait parler d'elle l'année dernière lors de la diffusion sur Arte toujours, en mars 2008 de son documentaire "Le porno au féminin" où elle suivait la vie de professionnelles du secteur commercial du sexe.

Voici la présentation de liberté égalité précarité (source : Arte)
"Quand des artistes font de la précarité la matière de leur art. Des nouvelles formes de pratiques solidaires et créatives présentées ici dans une réjouissante comédie musicale documentaire.
Si être précaire signifie pouvoir à peine vivre de son travail, être sans cesse en position de demandeur et dépendant du soutien de tierces personnes, les artistes sont de fait connaisseurs en la matière. Bernadette La Hengst, musicienne et femme de plume, considère cette fragilité comme un luxe, celui "de faire quelque chose dont elle ne connaît pas l'issue". S'ils n'ont pas d'autre choix que de créer pour se maintenir sur le marché, Oliver et Tellervo Kochta-Kalleinen, le tandem de créateurs germano-finnois à l'origine des "Choeurs de lamentations", ateliers de doléances collectives, ont fait de leur situation une source de plaisir : celui de pouvoir se réinventer à tout moment. Les Danois de Superflex et le graphiste français Gérard Paris-Clavel (Ne Pas Plier), quant à eux, soulignent dans leurs travaux que la précarité n'est pas le lot exclusif des artistes mais touche toute la société, en Europe et dans le monde."


Heureusement, ce documentaire sera rediffusé le :

mercredi, 8 juillet 2009 à 01:35
et
lundi 13 juillet 2009 à 09:55

mercredi 13 mai 2009

RAS nucléaire, rien à signaler (France, 2008, 52mn) ARTE

"Des ouvriers du nucléaire sortent de l'ombre pour dresser un tableau inquiétant de leurs conditions de travail et de sécurité. Une enquête exemplaire.
On les appelle les "jumpers", ils sont chargés d'entrer dans le générateur de vapeur pour obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire. Séjour maximum autorisé : de 90 à 120 secondes, sous peine de surdosage radioactif ! Ils font partie de la masse des ouvriers intérimaires et sous-payés, chargés de maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs...). Des travailleurs de l'ombre qui, avec ce film, sortent pour la première fois du silence pour dresser un tableau inquiétant d'un des fleurons de l'industrie européenne. Depuis la libéralisation des marchés et la privatisation des groupes énergétiques, les conditions de travail semblent en effet se dégrader, au mépris de la santé des ouvriers et de la sécurité. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés...
Urgent à signaler
Malgré les efforts déployés pour alerter l'opinion (souvent sanctionnés par des licenciements), les autorités font la sourde oreille. Un malaise que dénoncent des ouvriers principalement belges et français, éclairé par des experts-chercheurs, une sociologue et un ancien président d'EDF, Marcel Boiteux... "Du risque 0, nous sommes passés au risque calculé", affirme un employé. Les "petits" incidents se sont multipliés, avec une centaine d'alertes de niveau 1 chaque année : en 2006, après un court-circuit, une centrale suédoise frôle la catastrophe à 7 minutes près ; en 2008, une fuite d'uranium contamine cent ouvriers à Tricastin. Contrôleurs priés d'ignorer les dysfonctionnements, employés cachant les incidents par peur des sanctions, grands groupes déresponsabilisés par l'externalisation des tâches : ce constat édifiant montre combien la sécurité collective est en jeu."

Source : http://www.arte.tv/fr

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